2025 : Cinq tendances à surveiller pour bien investir

Retour aux sources, avant 2008

Ce qu’on appelle la « nouvelle normalité » en économie ressemble en fait à une vieille connaissance : celle d’avant 2008.

Les taux d’intérêt réels remontent, les épargnants retrouvent un peu de leur voix.

Pierre-Benoît Gauthier, stratégiste chez IG Gestion de patrimoine, le dit clairement : « On est dans un monde où l’argent commence à rapporter quelque chose. »

Et ça change tout.

Par exemple, pourquoi prendre des risques avec les actions quand les obligations peuvent offrir un rendement similaire ?

Pour lui, c’est un signal à ne pas ignorer : bientôt, certains investisseurs vont se poser la question.

Les banques centrales avancent… mais lentement

L’inflation recule, mais les banques centrales ne sont pas encore au bout du chemin.

La Banque du Canada a déjà baissé ses taux cette année, passant de 5 % à 3,25 %.

Aux États-Unis, la Fed traîne un peu plus les pieds.

Elle est descendue de 5,5 % à 4,5 %, mais selon Gauthier, elle pourrait rester prudente si l’économie américaine tient le coup.

« Le dollar fort pourrait pousser la Fed à agir, mais on n’en est pas là », ajoute-t-il.

En gros, il faut s’attendre à plus de stabilité que de baisse rapide des taux.

Des obligations qui montrent les muscles

Avec des taux à court terme en baisse et des taux long terme qui tiennent bon, le marché obligataire pourrait devenir intéressant.

IG prévoit même des rendements autour de 5 % sur ce segment.

C’est grâce à deux facteurs : les déficits publics persistants et une inflation maîtrisée, mais toujours présente.

Résultat : les obligations deviennent une alternative sérieuse aux actions, surtout pour ceux qui veulent moins de stress.

La valeur refait surface

Après des années où les marchés ont grimpé grâce à des attentes plutôt qu’à des profits réels, 2025 sera l’année du retour à la réalité.

Il faudra payer le juste prix pour des bénéfices solides.

Selon Gauthier, les entreprises vont gagner plus, mais les multiples (c’est-à-dire combien on paie par rapport aux bénéfices) vont probablement se corriger à la baisse.

« Si les profits montent de 15 %, mais que les cours reculent de 10 %, tu finis quand même avec 5 % de gain. »

Voilà comment il faut voir les choses : modération, patience, et un œil sur la vraie valeur.

Et les États-Unis dans tout ça ?

Le nouveau président américain entre en scène en janvier 2025.

Ses décisions auront un impact direct sur les marchés, ici et ailleurs.

Mais pour le Canada, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.

« Si les taux baissent plus vite ici qu’aux États-Unis, le dollar canadien pourrait s’affaiblir », explique Gauthier.

Un dollar plus faible, c’est bon pour les exportations, bon pour l’économie, et même bon pour les investisseurs canadiens qui détiennent des actifs en dollars US.

En résumé : regarder loin, penser simple, et ne pas avoir peur de changer de stratégie.

 

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