La Suisse coincée dans un différend avec les États-Unis sur le prix des F-35

Un contrat censé être fixe, mais qui coûte plus cher que prévu

Le gouvernement suisse pensait avoir tout prévu en achetant 36 avions F-35 aux États-Unis. L’affaire semblait réglée : un prix bloqué à six milliards de francs suisses. Mais voilà qu’un appel des Américains vient tout brouiller.

En février dernier, surprise : Washington demande jusqu’à 1,3 milliard de dollars supplémentaires. Selon eux, l’inflation et d’autres coûts imprévus auraient fait grimper les dépenses. Pour la Suisse, c’est une mauvaise nouvelle. Le Parlement veut comprendre comment on en est arrivé là.

Une enquête ouverte pour faire la lumière

Mardi 1er juillet, une commission du Conseil national a lancé une enquête. Objectif : savoir si les négociations ont été bien menées par le gouvernement. Y a-t-il eu des malentendus ? Des erreurs de traduction ? Ou bien les Américains ont-ils changé leur fusil d’épaule ?

Les élus veulent aussi vérifier si les informations transmises au public étaient claires. Et s’il n’y avait pas, dès le départ, une faille dans l’accord écrit.

Des doutes autour du « meilleur choix »

Le F-35 était présenté comme le meilleur compromis : haute technologie, coût maîtrisé, comparé au Rafale, à l’Eurofighter ou au F/A-18. Mais ce programme traîne derrière lui une longue liste de retards et de dépassements budgétaires partout dans le monde.

Déjà en 2022, une première enquête avait été ouverte pour évaluer ce choix. Aujourd’hui, les doutes reviennent. Certains députés se demandent si la Suisse n’a pas signé sans assez contrôler.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

Pour l’instant, les livraisons sont prévues à partir de 2027. Personne ne sait encore si la Suisse acceptera de payer plus. Le gouvernement dit vouloir défendre l’accord initial. Mais face à un partenaire comme les États-Unis, les négociations risquent d’être tendues.

En attendant, l’opinion publique suit de près. Beaucoup de citoyens avaient voté en 2020 pour renouveler la flotte militaire… pas pour financer des surenchères non prévues.

Conclusion

Ce dossier montre à quel point acheter à l’étranger peut vite devenir compliqué. Quand les accords semblent clairs, il suffit d’un mot mal interprété pour que tout change.

 

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