Boualem Sansal : la justice algérienne ne fait pas marche arrière

Un écrivain incarcéré, une crise diplomatique qui s’enlise

Depuis sa cellule à Alger, Boualem Sansal attend toujours. Ce mardi 1er juillet, la cour d’appel a confirmé la condamnation à cinq ans de prison ferme prononcée en novembre dernier. L’auteur franco-algérien n’est pas près de retrouver la liberté.

Une décision qui choque Paris

Le verdict tombe comme un couperet : cinq ans de prison, sans sursis. Boualem Sansal avait été arrêté pour des déclarations sur les frontières du Maghreb, données devant une chaîne française. À l’époque, il disait que certains territoires algériens avaient appartenu au Maroc avant la colonisation.

À Paris, on réagit vite. Le Premier ministre François Bayrou appelle à « un geste de clémence » du président Tebboune. Il rappelle aussi que Sansal est malade – il souffre d’un cancer de la prostate – et qu’il a besoin de soins urgents.

Entre colère et diplomatie tendue

La France ne cache plus son agacement. Le Quai d’Orsay parle d’une décision « incompréhensible ». Depuis plusieurs mois, la tension monte entre les deux pays. Les relations sont gelées. Plus de coopération, moins de visas, des diplomates expulsés.

Et ce n’est pas qu’une histoire d’ego politique. C’est aussi une question de principe : comment un écrivain peut-il être emprisonné pour ses mots ?

Un soutien venu de tous les bords

Yasmina Khadra a demandé publiquement la libération de Boualem Sansal « le plus rapidement possible ». Il est même allé jusqu’à rencontrer le président Tebboune pour plaider sa cause. « J’ai fait mon devoir d’écrivain. S’il y a une petite chance, il faut la tenter », a-t-il déclaré.

Et un autre journaliste français en prison

Alors que tout le monde parlait de Sansal, un autre Français a été condamné en Algérie. Christophe Gleizes, journaliste sportif indépendant, purge sept ans de prison. Motif : « apologie du terrorisme ».

Paris réagit avec force. Le Quai d’Orsay affirme que toutes les voies possibles sont explorées pour le sortir de là.

Rien n’est réglé, tout se bloque

En somme, la situation reste bloquée. Aucun signe ne vient d’Alger. Pas de grâce présidentielle, pas de dialogue. Les pressions internationales ne font pas plier le pouvoir algérien.

Boualem Sansal reste donc en détention. Et tant que les tensions resteront aussi fortes, personne ne peut dire quand il retrouvera la liberté.

 

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